1429

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Remarque d’ordre général sur le calendrier

 

   A l’époque de Jehanne d’Arc, la nouvelle année commençait le jour de Pâques. En 1429, le dimanche de Pâques étant le 27 mars, la nouvelle année s’ouvrait à cette date.

 

   Par mesure de simplification, le millésime des années des différents calendriers présentés sur le site, retient le 1° janvier comme début de l’année. Ce nouveau style a été adopté en France en 1564 par l’édit de Roussillon. A noter que, dès l’an 532, le pape Libère avait fixé au 1° janvier le commencement de l’année. Ce mois était en effet le plus proche du 25 décembre.

 

 

1429

 

Remarque d’ordre général sur le calendrier

 

   A l’époque de Jehanne d’Arc, la nouvelle année commençait le jour de Pâques. En 1429, le dimanche de Pâques étant le 27 mars, la nouvelle année s’ouvrait à cette date.

 

   Par mesure de simplification, le millésime des années des différents calendriers présentés sur le site, retient le 1° janvier comme début de l’année. Ce nouveau style a été adopté en France en 1564 par l’édit de Roussillon. A noter que, dès l’an 532, le pape Libère avait fixé au 1° janvier le commencement de l’année. Ce mois était en effet le plus proche du 25 décembre.

 

Janvier 1429

 

   Le 6 janvier, Jehanne a 17 ans. Elle quitte Domremy, au début du mois de janvier, sans doute après la fête de l’Epiphanie, pour aller à Burey-le-Petit, chez son « oncle » Durand Laxart.

 

   Jehanne reste 8 jours à Burey-la-Côte avant de partir, peu après la mi-janvier, pour Vaucouleurs, distante de 16 kilomètres.

 

   Jehanne demeura ensuite environ trois semaines à Vaucouleurs chez les époux Le Royer, de la mi-janvier à la mi-février. Le témoignage de Catherine Le Royer précise en 1456 : Jehanne « vint chez elle trois semaines par intervalles »

Février 1429

 

   Au début du mois, Jehanne, munie d’un sauf-conduit, quitte Vaucouleurs à cheval et en habit d’homme, pour rencontrer à Nancy Charles II, duc de Lorraine. Elle lui conseille de quitter Alison du May et de reprendre son épouse légitime, Marguerite de Bavière.

   Jehanne se rend ensuite en pèlerinage à Saint-Nicolas-de-Port, proche de Nancy.

 

   Mercredi 9 février, mercredi des Cendres, début du Carême, Jehanne est de retour à Vaucouleurs, chez les époux Le Royer.

 

   Samedi 12 février, Jehanne annonce à Baudricourt la défaite de l’armée du Dauphin à Rouvray-en-Beauce, dite « Journée des harengs ». Baudricourt décide de l’envoyer au Dauphin munie d’une lettre mentionnant la révélation par Jehanne de la défaite des troupes royales.

 

   Dimanche 13 février, « dimanche des  Bures », premier dimanche de Carême, Jehanne quitte Vaucouleurs pour Chinon. Elle est accompagnée de Jean de Metz et de son serviteur Julien, de Bertrand de Poulengy et de son serviteur Jean de Honnecourt, de Richard l’archer et de Colet de Vienne, messager du Dauphin.

   De Vaucouleurs à Chinon, la petite troupe parcourt en 11 jours près de 150 lieues, soit environ 600 kilomètres, voyageant de jour, parfois de nuit. Quatre étapes sont connues avec certitude : l’abbaye de Saint-Urbain (proche de Joinville), Auxerre, Gien et Sainte-Catherine-de-Fierbois (30 kilomètres à l’est de Chinon).

 

   Mardi 22 février, arrivée à Sainte-Catherine-de-Fierbois, Jehanne envoie un courrier au Dauphin pour savoir si elle sera reçue à Chinon. Elle lui annonce qu’elle vient à son secours et qu’elle saura le reconnaître au milieu de beaucoup d’autres (cf. Procès : 27 février 1431).

   A Sainte-Catherine-de-Fierbois, Jehanne entend trois fois la messe, en un jour (cf. Procès : 27 février 1431).

 

   Mercredi 23 février, Jehanne fait son entrée à Chinon vers midi, descend dans une hostellerie de la ville et demande une audience au Dauphin.

 

   Vendredi 25 février, après avoir été interrogée par des conseillers du Dauphin, Jehanne est admise à entrer au château.

   Les témoignages des gentilshommes de l’escorte de Jehanne ayant levé les dernières hésitations du Dauphin, celui-ci accepte enfin de la rencontrer.

   On sait comment Jehanne reconnaît le Dauphin qui se cache au milieu des grands seigneurs de la Cour.

 

Mars 1429

 

   Du vendredi 25 février jusque vers le dimanche 20 mars, Jehanne séjourne au château de Chinon, soit environ trois semaines.

   Au cours de cette période, Jehanne est interrogée par des ecclésiastiques au nombre desquels : Gérard Machet, confesseur du dauphin, Jean Raphanel, évêque de Senlis, Robert Aleman, évêque de Maguelonne (Hérault), Hugues de Combarel, évêque de Poitiers, … Elle est reconnue bonne chrétienne.

   Lundi 21 mars (environ), le dauphin, la cour et Jehanne se rendent à Poitiers, distant de 80 km.

   Jehanne reste à Poitiers durant trois semaines environ, soit jusqu’au dimanche 10 avril.

   Une commission d’une vingtaine de prélats et de docteurs est rapidement constituée pour l’interroger. Font partis de cette commission : Regniauld de Chartres, archevêque de Reims ; Hugues de Combarel, évêque de Poitiers et Guillaume Forestier, évêque de Maguelonne ; Pierre de Versailles, abbé bénédictin de Talmont (Charente-Maritime), docteur en théologie ; quatre dominicains, deux franciscains et un carme, docteurs en théologie ; et environ sept autres docteurs en théologie, de grand renom.

 

   Mardi saint 22 mars, Jehanne écrit sa première lettre au roi d’Angleterre et au duc de Bedford : elle les somme de rendre les villes qu’ils occupent en France de rentrer dans leur pays et de faire la paix.

 

Avril 1429

 

   Jehanne est interrogée à Poitiers durant trois semaines environ, soit du lundi 21 mars (environ) jusqu’au dimanche 10 avril.

   Les conclusions de la commission rogatoire sont remises au dauphin : « En elle on ne trouve point de mal mais seulement bien, humilité, virginité, dévotion, honnêteté, simplicité ; et de sa vie plusieurs choses merveilleuses sont dites comme vraies. »

 

   Mardi 12 avril, Jehanne est à Tours. Elle est armée et sa maison militaire est formée sous la conduite de Jean d’Aulon.

   A Tours, frère Jean Pasquerel, ermite de Saint-Augustin, envoyé par Isabelle Rommée, devient le chapelain de Jehanne ; ses frères Pierre et Jean la rejoignent.

 

   Jehanne fait confectionner un étendard, un pennon triangulaire représentant l’Annonciation et une bannière rectangulaire ornée d’une Cruxifiction pour les religieux qui accompagnaient sa maison militaire

 

   Vendredi 22 avril, le duc Jean d’Alençon conduit Jehanne à Blois où se réunit l’armée de secours pour libérer Orléans assiégé depuis le 12 octobre 1428.

 

   Samedi 23 avril : halte au château d’Amboise.

 

   Dimanche 24 avril, halte à Laheu.

 

   Lundi 25 avril, Jehanne arrive à Blois.

 

   Mercredi 27 avril, l’armée se met en route par la rive gauche de la Loire et fait halte à Saint-Laurent-des-Eaux.

 

   Jeudi 28 avril, Jehanne arrive le 28 sur Olivet avec le convoi de vivres auquel elle fait traverser la Loire en face de Saint-Jean de-Braye.

L’armée rebrousse chemin pour passer sur la rive droite de la Loire et entrera à Orléans le 4 mai.

 

   Vendredi 29 avril, Jehanne passe la Loire à Chécy avec La Hire et passe la journée au lieu-dit Reuilly. Le soir elle entre à Orléans.

 

Mai 1429

 

   Du dimanche 1er au mardi 3 mai, Jehanne accompagnée de Dunois reconnaît les lieux.

 

   Mercredi 4 mai, la Bastille Saint-Loup, à l’est de la ville est prise.

 

   Jeudi 5 mai, fête de l’Ascension, Jehanne envoie une 3e et dernière sommation aux Anglais leur enjoignant de retourner chez eux.

 

   Vendredi 6 mai, la Bastille des Augustins, au sud de la ville, est assaillie par Jehanne et 4000 Français. Les Anglais l’abandonnent ainsi que toutes leurs petites bastilles aux alentours.

 

   Samedi 7 mai, passant outre à l’opposition de Raoul Gaucourt et du conseil des chefs de guerre, Jehanne passe la Loire et assaille victorieusement la Bastille des Tournelles.

 

   Dimanche 8 mai, le matin, deux messes sont célébrées entre les deux armées qui se font face. Puis les Anglais se retirent sans combat. Jehanne les laissent partir, disant aux chefs de guerre : « Laissez-les aller, il ne plait pas à Messire Dieu qu’on les combatte aujourd’hui. » Orléans était sauvée.

 

   Lundi 9 mai, Jehanne quitte Orléans et fait halte au château de Fresne.

 

   Mardi 10 mai, elle est à Blois.

 

   Mercredi 11 mai, elle est à Tours.

 

   Vendredi 13 mai, Jehanne accueille le dauphin aux portes de Tours.

 

   Dimanche 15 mai, dimanche de la Pentecôte.

 

   Vendredi 20 mai, le dauphin, accompagnée de Jehanne, se rend à Chinon, en passant par Loches.

   Le lundi 30 mai, la campagne du sacre est décidée. Mais auparavant sera menée la campagne de la Loire afin d’écarter toute menace sur Orléans. Le duc d’Alençon est nommé chef de cette campagne.

 

Juin 1429

 

   Jeudi 2 juin, Charles VII donne à Jehanne ses armes : une épée soutenant la couronne et deux fleurs de lis. Jehanne quitte Chinon pour Selles-en-Berry.

 

   Samedi 4 juin, Jehanne est à Selles-en-Berry où se rassemble l’armée pour la campagne de la Loire

 

   Lundi 6 juin, après avoir rencontré le roi, Jehanne quitte Selles pour Romorentin.

 

   Mardi 7 juin, elle est à Neung-sur-Ardon.

 

   Mercredi 8 juin, elle fait étape à Ardon.

 

   Jeudi 9 juin, ayant fait sa jonction avec l’armée de Dunois, Jehanne entre à Orléans.

 

   Samedi 11 juin, arrivée de l’armée à Jargeau et début des combats.

 

   Dimanche 12 juin, la garnison anglaise de Jargeau est défaite.

 

   Lundi 13 juin, Jehanne est de retour à Orléans et organise l’attaque de Meung et de Beaugency.

 

   Mercredi 15 juin, le pont fortifié de Meung est pris.

   Jeudi 16 juin, Jehanne est devant Beaugency.

 

   Vendredi 17 juin, Jehanne rencontre le duc de Richemont et accepte son aide malgré les ordres contraires du Dauphin.

 

   Samedi 18 juin, les Anglais se retirent de Beaugency. A cette nouvelle les Anglais évacuent Meung et se retirent vers le nord. Les Français poursuivent les Anglais qui sont défaits au sud de Patay.

 

   Dimanche 19 juin, Jehanne est de retour à Orléans. Elle presse le dauphin, en résidence au château de Sully-sur-Loire, de venir à Orléans, en vain.

 

   Mercredi 22 juin, Jehanne tente, sans succès, de fléchir le dauphin, lors d’une entrevue à Châteauneuf-sur-Loire.

 

   Vendredi 24 juin, Jehanne gagne Gien où se regroupe l’armée destinée à l’expédition de Reims (environ 200 km en territoire ennemi) en vue du sacre.

 

   Lundi 27 juin, pour décider le dauphin à marcher sur Reims, Jeanne quitte l’armée et ouvre la marche.

 

   Mercredi 29 juin, quittant Gien, le dauphin et l’armée se mettent en marche pour Reims.

   L’armée passe à Bonny-sur-Loire.

 

   Jeudi 30 juin, Saint-Fargeau se soumet au passage de l’armée qui campe le soir devant Auxerre. La ville qui avait acheté les services de La Trémoille, conseiller du Dauphin, refuse d’ouvrir ses portes.

 

Juillet 1429

 

   Dimanche 3 juillet, l’armée quitte les alentours d’Auxerre pour Troyes. Elle passe à Appoigny, Seignelay, Brienon l’Archevêque, Saint-Florentin qui se soumet. A proximité de son passage, les places de Cravant, Maligny et de Joigny se soumettent également.

 

   Lundi 4 juillet, de Brienon l’Archevêque, le Dauphin écrit aux bourgeois de Reims pour leur annoncer son arrivée prochaine.

Puis il rejoint Jehanne au château de Saint-Phal, à 3 lieues de Troyes et écrit aux Troyens pour qu’ils se soumettent. Jehanne leur écrit également en ce sens : en cas de refus, l’assaut sera donné.

 

   Mardi 5 juillet, l’armée est devant Troyes qui abrite une forte garnison anglaise.

 

   Vendredi 8 juillet, le Dauphin rejoint l’armée devant Troyes. En raison de la résistance de la ville, Regnault de Chartres conseille de rebrousser chemin jusqu’à la Loire. Jehanne prophétise la prise de la ville avant trois jours, « par force ou par amour ».

 

   Samedi 9 juillet, Jehanne met en position sa modeste artillerie et prépare l’assaut. La ville envoie alors au Dauphin une ambassade, conduite par son évêque, Jean Laiguisé.

 

   Dimanche 10 juillet, au matin, la garnison anglaise quitte Troyes où le Dauphin fait son entrée. Jehanne entend la messe à la cathédrale.

 

   Mardi 12 juillet, l’armée se met en route pour Châlons, par Arcis-sur-Aube, Mailly et Bussy-Lettrée. Là, le Dauphin reçoit les clefs de Châlons que l’évêque, Jean de Saarbruck, est venu lui remettre.

 

   Jeudi 14 juillet, le Dauphin entre à Châlons. Jehanne rencontre Gérardin de Domremy et Jean Morel de Greux.

 

   Vendredi 15 juillet, l’armée quitte Châlons. Le Dauphin fait halte au château de Sept-Saultx où il reçoit une ambassade des notables de Reims.

 

   Samedi 16 juillet, la garnison anglaise quitte Reims qui accueille la Dauphin et son archevêque, Regnault de Chartres.

 

   Dimanche 17 juillet, le Dauphin est sacré Roi par Regnault de Chartres assisté des évêques de Châlons, de Sées et d’Orléans.

Jehanne retrouve son père. Elle écrit au duc de Bourgogne pour qu’il se réconcilie avec le roi.

 

   Lundi 18 juillet, Charles VII reçoit une ambassade de Philippe le Bon.

 

   Mercredi 20 juillet, fête de sainte Marguerite.

 

   Jeudi 21 juillet, l’armée quitte Reims pour l’Ile-de-France. Malgré l’insistance de Jehanne qui souhaite prendre Paris peu défendu, la marche de l’armée se déroule lentement.

Le Roi s’arrête à Corbeny, au tombeau de saint Marcoul.

Il y reçoit la soumission de Laon.

 

   Vendredi 22 juillet, fête de sainte Madeleine, Charles est à Vailly où il reçoit la soumission de Soissons.

 

   Samedi 23 juillet, le Roi entre à Soissons.

 

   Du dimanche 24 au vendredi 29 juillet, plusieurs villes se soumettent dont Crécy-en-Brie (auj. Crécy-la-Chapelle), Provins, Coulommiers …

 

   Lundi 25 juillet, une armée anglaise de 3500 hommes arrive à Paris. Le cardinal de Winchester qui avait levé cette armée, à la demande et aux frais du Pape, pour lutter contre les Hussites de Bohême, « prête » cette armée pour six mois à son neveu, le duc de Bedford, régent de France.

 

   Mardi 26 juillet, l’armée royale quitte Soissons pour se replier sur la Loire.

 

   Mercredi 27 juillet, elle est à Coincy.

 

   Vendredi 29 juillet, le Roi entre à Château-Thierry.

Le Roi envoie au Bailly de Chaumont une lettre qui exempte les habitants de Greux et de Domremy des impôts recouvrés par le baillage de Chaumont.

 

Août 1429

 

   Lundi 1er août, à la désolation de Jehanne, dont l’objectif est Paris, l’armée se dirige vers la Loire. Elle campe à Montmirail-en-Brie.

 

   Mardi 2 août, l’armée arrive à Provins.

 

   Mercredi 3 août, René, héritier du duché de Lorraine et de Bar, rejoint l’armée à Provins et dénonce son alliance avec l’Angleterre.

 

   Jeudi 4 août, Bedford à la tête d’un fort contingent anglo-bourguignon quitte Paris et se dirige vers Melun et Montereau.

L’armée royale, arrivée à Bray, pour traverser la Seine et se replier sur l’Orléanais, retourne à Provins.

 

   Vendredi 5 août, elle quitte Provins pour La Motte-de-Nangis, à la rencontre de Bedford qui refuse l’affrontement.

 

   Samedi 6 août, le duc de Bourgogne demande une trêve de 15 jours promettant, à son terme, d’ouvrir Paris au Roi.

 

   Dimanche 7 août, l’armée royale est à Coulommiers.

De Montereau, Bedford envoie à Charles VII une lettre de provocation.

 

   Mardi 9 août, le Roi est à Château-Thierry

 

   Mercredi 10 août, il est à la Ferté-Milon.

 

   Jeudi 11 août, il est à Crépy-en-Valois.

 

   Vendredi 12 août, il est à Lagny-le-Sec

 

   Samedi 13 août, à Dammartin-en-Goële, le Roi attend en vain l’armée de Bedford.

Bedford retire ses troupes de Montereau, traverse Melun et rentre à Paris.

 

   Dimanche 14 août, le Roi, en marche vers Compiègne, apprend que Bedford se dirige vers Senlis. L’armée royale se porte sur Senlis et campe près de l’abbaye de Montépilloy (jusqu’au 16 août)

 

   Lundi 15 août, après la messe matinale, Jehanne fait ranger l’armée en bataille mais Bedford refuse le combat et rentre à Paris. Le Roi retourne à Crépy-en-Valois.

 

   Mercredi 17 août, Compiègne se soumet au Roi.

 

   Du jeudi 18 au dimanche 28 août, Charles VII séjourne à Compiègne.

Durant cette période, de nombreuses villes se rallient au roi : Senlis, Beauvais, Creil, Gournay-sur-Aronde, Luzarches, Choisy, Lagny …

 

   Mardi 23 août, Jehanne et le duc d’Alençon quittent le Roi et se dirigent vers Paris, par Senlis délivré.

 

   Vendredi 26 août, Jehanne entre à Saint-Denis où elle attend le Roi.

 

   Samedi 27 août, Bedford sauve la place d’Evreux (et la Normandie) qui avait signé sa capitulation conditionnelle devant l’offensive menée par le duc de Richemont dans le Maine et en Normandie.

 

   Dimanche 28 août, à Compiègne, le Roi accorde une trêve jusqu’à Noël au duc de Bourgogne. Paris et les villes qui commandent le passage de la Seine sont exclus de la trêve. Le duc de Bourgogne est autorisé à se joindre aux anglais si Paris est attaqué et Compiègne est confié à sa garde.

 

   Lundi 29 août, le Roi quitte Compiègne et se rend à Senlis.

   Lagny se rallie au Roi.

 

   Mardi 30 août, l’armée royale campe dans les villages autour de Paris, à Aubervilliers, Montmartre, Monceau …

 

Septembre 1429

 

   Lundi 5 septembre, Cauchon se rend à Londres, au Conseil du Roi d’Angleterre. Il y restera jusqu’au 9 janvier 1430 pour préparer la campagne militaire et diplomatique de 1430.

 

   Mercredi 7 septembre, le Roi arrive enfin à Paris. L’armée se porte jusqu’à La Chapelle. Jehanne conduit un premier assaut entre la porte Saint-Denis et la porte Montmartre

 

   Jeudi 8 septembre, à l’aube l’artillerie française ouvre le feu. Jehanne  attaque la porte Saint-Honoré qui est prise. Puis elle est blessée. A la nuit, le Roi la fait ramener de force à La Chapelle.

 

   Vendredi 9 septembre, Jehanne qui veut poursuivre l’assaut est emmenée de force à Saint-Denis auprès du Roi. Celui-ci avait reçu un héraut du duc de Bourgogne qui le sommait de cesser l’attaque de Paris s’il voulait conserver la trêve.

 

   Samedi 10 septembre, à l’aube Jehanne s’échappe de Saint-Denis avec le duc d’Alençon et retourne sur Paris pour une ultime tentative.

 

   Lundi 12 septembre, l’armée quitte Saint-Denis pour Senlis.

 

   Du mardi 13 au mercredi 21 septembre, l’armée fait retraite en passant par Lagny (le 14), Crécy-en-Brie (auj. Crécy-la-Chapelle), Coulommiers, Provins (le 15), Bray (le 16), Sens (le 17, au gué de Saint-Ange en amont de Sens qui a refusé d’ouvrir ses portes), Courtenay (le 18), Châteaurenard (le 19), Montargis (le 20) et Gien.

 

   Dimanche 18 septembre, le Roi étend la trêve à Paris et à l’Ile-de-France. La position du duc de Bourgogne sur Paris est renforcée.

Le duc de Bedford rentre à Paris.

 

   Jeudi 22 septembre, en réponse aux positions du pape Martin V et de nombreux théologiens, favorables à Jehanne, l’Université de Paris, à la dévotion de Cauchon, publie le traité « De l’esprit du bien et du mal » dirigé contre Jehanne et « ceux qui croient en elle ».

 

   Vendredi 30 septembre, le duc de Bourgogne, venant de Flandre, arrive à Paris.

 

   A la fin du mois de septembre, Charles VII licencie son armée et se dirige, accompagné de Jehanne, sur Bourges par Sully-sur-Loire, Jargeau, Tours, Chinon et Selles-en-Berry.

 

Octobre 1429

 

   Samedi 1er octobre, Compiègne, laissé à la garde de Guillaume de Flavy, et qui devait être laissé au duc de Bourgogne jusqu’à la fin de la trêve (Noël) refuse de se soumettre au duc de Bourgogne, malgré l’ordre du Roi.

 

   Jeudi 6 octobre, ayant quitté Bourges, Charles VII arrive à Montargis.

Le cardinal de Winchester entre à Paris. 

 

   Du vendredi 7 au jeudi 13 octobre : négociations entre Anglais et Bourguignons.

Bedford et Philippe le Bon conviennent d’entrer en campagne vers Pâques 1430 (16 avril), pour reconquérir les places perdues.

 

   Lundi 10 octobre : une conférence de paix se tient à Saint-Denis entre Regnault de Chartres, représentant Charles VII, le cardinal de Westminster, représentant le roi d’Angleterre et Jean de Luxembourg, représentant le duc de Bourgogne : la paix générale est fixée au 1er avril 1430 (en contradiction avec l’acte du 13 octobre ci-dessus).

 

   Mardi 11 octobre, Charles VII est à Loches.

 

   Dimanche 30 octobre, après être passé à Selles puis à Vierzon, le Roi est à Jargeau.

 

   Vers la fin du mois d’octobre, le Roi ayant décidé de chasser les Bourguignons des places de Haute-Loire, Saint-Pierre-le-Moûtier est assiégé. Le commandement de l’armée est confié à Charles d’Albret, frère de La Trémoille, assisté de Jehanne.

 

Novembre 1429

 

   Mercredi 2 novembre, Saint-Pierre-le-Moûtier est prit.

 

   Jeudi 3 novembre, Charles VII est à Issoudun.

 

   Dimanche 6 novembre, Henri VI est sacré roi d’Angleterre.

 

   Lundi 7 et mercredi 9 novembre, en prévision du siège de La Charité-sur-Loire, Jehanne envoie une lettre aux habitants de Clermont-Ferrand et une lettre (envoyée de Moulins) aux habitants de Riom pour leur demander leur aide en matériels de guerre.

 

   Du 15 novembre 1429 au 15 janvier 1430, Charles VII réside au château de Mehun-sur-Yère.

 

   Dimanche 20 novembre, Jehanne quitte Moulins pour Monfaucon-en-Berry.

 

   Mercredi 23 novembre, l’armée, partie de Montfaucon-en-Berry, met le siège devant La Charité-sur-Loire. Peu de temps auparavant la place de Dompierre-sur-Nièvre avait été prise pour priver La Charité-sur-Loire de secours extérieurs.

 

Décembre 1429

 

   Jeudi 15 décembre, le Conseil Royal d’Angleterre demande au Pape de transférer l’évêque Cauchon du siège épiscopal de Beauvais au siège archiépiscopal de Rouen.

 

   Jeudi 22 décembre, le siège de la Charité-sur-Loire est levé et Jehanne fait retraite sur Bourges.

 

   Dimanche 25 décembre, Jehanne est à Jargeau.

La trêve entre Français et Bourguignons est prolongée jusqu’au 2 février 1430.

 

   Jeudi 29 décembre, Jehanne et sa famille sont anoblies par le Roi à Mehun-sur-Yèvres