1430

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Remarque d’ordre général sur le calendrier

 

   A l’époque de Jehanne d’Arc, la nouvelle année commençait le jour de Pâques. En 1430, le dimanche de Pâques étant le 16 avril, la nouvelle année s’ouvrait à cette date.

 

   Par mesure de simplification, le millésime des années des différents calendriers présentés sur le site, retient le 1° janvier comme début de l’année. Ce nouveau style a été adopté en France en 1564 par l’édit de Roussillon. A noter que, dès l’an 532, le pape Libère avait fixé au 1° janvier le commencement de l’année. Ce mois était en effet le plus proche du 25 décembre.

 

 

1430

 

Remarque d’ordre général sur le calendrier

 

   A l’époque de Jehanne d’Arc, la nouvelle année commençait le jour de Pâques. En 1430, le dimanche de Pâques étant le 16 avril, la nouvelle année s’ouvrait à cette date.

 

   Par mesure de simplification, le millésime des années des différents calendriers présentés sur le site, retient le 1° janvier comme début de l’année. Ce nouveau style a été adopté en France en 1564 par l’édit de Roussillon. A noter que, dès l’an 532, le pape Libère avait fixé au 1° janvier le commencement de l’année. Ce mois était en effet le plus proche du 25 décembre.

 

Janvier 1430

 

   Après la levée du siège de la Charité-sur-Loire, vers le 22 décembre 1429, Jehanne revient à Jargeau le 25 décembre. Elle est à Mehun-sur-Yèvre vers le 29 décembre où elle est anoblie avec sa famille

 

   Jeudi 19 janvier, Jehanne est à Orléans où les habitants l’accueillent au milieu de grandes festivités.

 

   Jeudi 26 janvier, elle passe à Vierzon en compagnie du roi et se dirige vers Mehun-sur-Yèvre, puis Bourges où elle loge chez Marguerite La Touroulde, femme d’un officier des finances royales.

 

   Durant cet hiver Jehanne  ronge son frein au milieu des Berrichons. Elle est contrainte par le roi et son entourage à l’inactivité durant les 3 mois d’hiver. La vie de la cour, luxueuse et futile, lui pèse.

 

   Note :

 

   On ne possède que très peu de renseignements précis sur l’itinéraire de Jehanne, entre la levée du siège de la Charité-sur-Loire, à la fin du mois de décembre 1429, et son départ pour le Château de Sully-sur-Loire en mars 1430.

 

Février 1430

 

   Depuis Noël, le roi et ses conseillers (La Trémoille, Regnault de Chartres, Gaucourt) maintiennent Jehanne dans l’inaction. Ils sont en effet hostiles à sa présence aux côtés de ses compagnons d’armes (le duc d’Alençon, La Hire, le maréchal de Boussac) qui guerroient dans le Maine et en Normandie. La Trémoille, Regnault de Chartres et Gaucourt tiennent Jehanne également éloignée du roi.

 

   Les déplacements et les résidences de Jehanne au cours de cette période d’inactivité forcée sont peu connus. Elle rejoint enfin le roi à Sully-sur-Loire au début du mois de mars.

   Le roi Charles VII de passage à Jargeau, début février, s’est en effet rendu ensuite à Sully-sur-Loire, au château de son conseiller La Trémoille.

 

   Vendredi 24 février, La Hire, compagnon de Jehanne, s’empare de la forteresse de Château-Gaillard, à 35 kilomètres de Rouen.

   En Champagne, Reims et Troyes sont menacées par les Bourguignons.

 

   Dimanche 26 février, à Reims, le chanoine Jean Honorat qui complote avec Cauchon pour livrer la ville aux bourguignons est arrêté.

 

Mars 1430

 

   Au début du mois de mars, Jehanne rejoint le roi à Sully-sur-Loire, après deux mois d’inactivité forcée durant lesquels elle a été tenue à l’écart du roi par La Trémoille, Regnault de Chartres et Gaucourt.

   Les trêves conclues avec le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, arrivent à leur terme le 15 mars. Sans attendre cette date, le duc de Bourgogne avait envoyé une armée en le Champagne. Il avait en effet été nommé lieutenant général du roi d’Angleterre pour le Royaume de France en octobre 1429 et avait reçu de Bedford, le 8 mars, les comtés de Brie et de Champagne, en apanage, à charge pour lui de les conquérir.

   Le conseil du roi est divisé sur la conduite à tenir dans l’espoir de la tenue de la conférence de paix avec les Bourguignons. Celle-ci devrait se tenir à Auxerre le 1er avril.

   Cependant Reims et Troyes sont menacés.

 

   Jeudi 16 mars : Jehanne écrit aux habitants de Reims pour répondre à leur lettre du 12 mars qui exprime au roi leurs inquiétudes devant l’imminence d’un siège. Elle leur dévoile son intention d’intervenir et dresse ses plans d’attaque.

 

   Dimanche 19 mars : le roi écrit aux Rémois en leur annonçant l’arrivée d’une armée de secours.

 

   Mardi 28 mars : Jehanne répond à une lettre des Rémois qui l’informait d’un complot destiné à livrer la ville de Reims aux Anglais. Elle leur annonce l’arrivée d’un contingent breton de 4 000 hommes.

 

   Mercredi 29 mars : déçue devant l’inertie de Charles VII, Jehanne quitte la cour et se dirige vers Lagny-sur-Marne.

 

   Note : à partir de la fin du mois de mars, les chroniqueurs du XVe siècle ne donne plus de dates précises. La seule date qui est donnée, l’est par Jehanne, lors de son procès : elle est à Melun durant la semaine de Pâques, entre le lundi 17 avril et le 23 avril.

 

Avril 1430

 

   Samedi 1er avril, la trêve arrive à son terme.

 

   Dimanche 2 avril, Jehanne est à Lagny qu’elle choisit comme centre de ses opérations en Ile-de-France : elle y stationnera, par intermittence, jusqu’au 25 avril où elle part pour Compiègne.

Elle y organise une petite troupe de 400 soldats environ.

 

   Du 3 au 8 avril, le complot qui devait libérer Paris est éventé et sauvagement réprimé par les Anglo-Bourguignons. Le 8 avril, des renforts anglais arrivent à Paris, suivis quelques jours plus tard par des contingents bourguignons.

 

   Du 5 au 7 avril, Jehanne poursuit et capture Franquet d’Arras dans la plaine de Vaires à 7 km à l’ouest de Lagny.

 

   Samedi 8 avril, Jehanne est de retour à Lagny.

 

   Dimanche 16 avril, dimanche de Pâques.

 

   Entre le dimanche 2 avril et le dimanche 16 avril, à Lagny, se place le fait du miracle de l’enfant mort, revenu à la vie et baptisé, Jehanne s’étant jointe aux jeunes filles de Lagny pour « prier Dieu et Notre-Dame pour que la vie soit donnée à l’enfant. »

 

   Du mardi 18 au samedi 22 avril, Jehanne est devant Melun. Sur les fossés de la ville, elle est avertie par sainte Catherine et sainte Marguerite qu’elle serait prise avant la saint Jean (24 juin).

 

   Note : l’époque de la délivrance de Melun (avant ou après la capture de Jehanne) est incertaine (entre mi-avril et octobre 1430).

 

   Jeudi 20 avril, Jean de Luxembourg, au service de Philippe le Bon, quitte Péronne pour mettre le siège devant Gournay-sur-Aronde, à 16 km de Compiègne.

 

   Samedi 22 avril, Philippe le Bon va rejoindre Jean de Luxembourg.

 

   Dimanche 23 avril, une flotte anglaise arrive à Calais avec le roi Henri VI, âgé de 8 ans et 2000 soldats anglais

   Jehanne quitte Melun et retourne à Lagny.

 

   Mardi 25 avril, les Bourguignons sont maîtres de Gournay-sur-Aronde.

 

   Mardi 25 avril, Jehanne se dirige par Senlis sur Compiègne menacée.

 

   Mercredi 26 avril, elle est au château de Vez, proche de Crépy-en-Valois.

 

Mai 1430

 

   Du lundi 1er  au dimanche 7 mai, les Bourguignons se replient sur Noyon, 25 km au NE de Compiègne où ils sont rejoints par un renfort anglais.

 

   Mercredi 3 mai, Jehanne est à Compiègne.

 

   Lundi 8 mai, les Anglo-Bourguignons mettent le siège devant Choisy, à 5km au NE de Compiègne.

 

   Mardi 9 mai, Jehanne essaie sans succès de prendre Pont-l’Evêque pour couper les lignes de communication des Anglo-Bourguignons, entre Noyon et Choisy.

 

   Mercredi 10 mai, Jehanne est à Soissons, une nouvelle expédition ayant été décidée pour prendre à revers les Anglo-Bourguignons et sauver Choisy. Mais Régniauld de Chartres disloque l’armée de Jehanne à Soissons.

 

   Samedi 13 mai, Jehanne est de retour à Compiègne.

 

   Lundi 15 mai, Jehanne est à Crépy-en-Valois où elle tente de rassembler de nouvelles troupes.

 

   Mardi 16 mai, la forteresse de Choisy est prise par les Anglo-Bourguignons.

 

   Samedi 20 mai, ils mettent le siège devant Compiègne.

 

   Lundi 22 mai au soir, Jehanne quitte Crépy pour Compiègne.

 

   Mardi 23 mai, Jehanne est à Compiègne. Le jour même, trahie par le gouverneur de la place, Guillaume de Flavy, elle est faite prisonnière par Jean de Luxembourg et détenue à Margny.

 

   Jeudi 25 mai, fête de l’Ascension, Jehanne est à Clairoix.

 

   Vendredi 26 mai, l’Université de Paris demande au duc de Bourgogne que Jehanne lui soit livrée pour être jugée pour hérésie.

 

   Samedi 27 mai, Jehanne est emprisonnée dans une tour du château de Beaulieu-en-Vermandois (Beaulieu-les-Fontaines) d’où elle tente de s’évader.

 

Juin 1430

 

   Dimanche 4 juin, fête de la Pentecôte.

 

   Mardi 6 juin, Jehanne est à Noyon.

 

   Mercredi 7 mai, elle est au château de Ham.

 

   Jeudi 8 juin, elle passe par Saint-Quentin et le Catelet.

 

   Vendredi 9 juin, elle atteint le château de Beaurevoir en Cambrésis, à 100 km environ de Compiègne. Jehanne y restera trois mois.

 

   Dimanche 11 juin, les armées du prince d’Orange, du duc de Bourgogne et du duc de Savoie sont défaites dans le Dauphiné, près du château d’Authon.

 

Juillet 1430

 

   Samedi 15 juillet, Cauchon se rend au camp du duc de Bourgogne, à Compiègne, pour le sommer de lui livrer Jehanne : le Roi anglais propose une somme de 10 000 francs en échange.

 

   Mercredi 19 juillet, les Bourguignons attaquent Compiègne et prennent une bastille.

 

   Mardi 25 juillet, à Innsbrück, est conclue une alliance entre Charles VII et Frédéric, duc d’Autriche, qui s’engage à entrer en guerre contre le duc de Bourgogne, en Alsace, avant le 1er avril 1431.

 

   Samedi 29 juillet, Henri VI fait son entrée à Rouen.

 

   Lundi 31 juillet, Cauchon qui mène, pour le roi d’Angleterre, les négociations avec le duc de Bourgogne et Jean de Luxembourg pour se faire livrer Jehanne, arrive à Rouen et rend compte de sa mission.

 

Août 1430

 

   A la fin du mois d’août, Jean de Luxembourg accepte l’offre anglaise de livrer Jehanne, contre 10 000 livres tournois.

 

Septembre 1430

 

   Au début du mois de septembre, Jehanne, tente de s’évader de la tour de Beaurevoir, pour aller au secours de Compiègne et pour ne pas être livrée aux Anglais. Elle fait une chute dans les fossés du château. Sainte Catherine l’assure que « ceux de Compiègne auront du secours avant la Saint Martin » et « qu’elle ne serait pas délivrée tant qu’elle n’aurait pas vu le Roi des Anglais ».

 

   Dimanche 3 septembre, Pierronne la Bretonne est brûlée à Paris.

 

   Dimanche 10 septembre, Jehanne quitte le château de Beaurevoir.

 

   Mardi 12 septembre, Jehanne, après avoir fait étape à Bapaume, arrive à Arras.

 

Octobre 1430

 

   Mi-octobre, une armée de secours conduite par Louis de Bourbon s’avance vers Compiègne.

 

   Mardi 24 octobre, l’armée anglo-bourguignonne est attaquée de l’extérieur et de l’intérieur de la ville. L’armée de secours fait son entrée dans Compiègne.

 

   Mercredi 25 octobre, fête des saints Crépinien et Crépin, premiers apôtres de la région de Compiègne, l’armée anglaise lève le siège, suivie de l’armée bourguignonne de Jean de Luxembourg.

 

   Fin octobre, les troupes françaises se déploient au nord de l’Oise, vers la Picardie et la Normandie.

 

Novembre 1430

 

   Fin octobre ou début Novembre, Jehanne quitte Arras pour être livrée aux Anglais.

 

   Passant par Saint-Riquier, elle arrive au château de Drugy. Puis elle est conduite au château du Crotoy où elle est livrée aux Anglais.

 

Décembre 1430

 

   En décembre, Jehanne quitte le Crotoy. Elle traverse l’estuaire de la Somme au pays de Vimeu, près de Saint-Valéry et arrive à Eu. Puis elle est fait étape à Arques puis à Saint-Germain-sous-Cailly avant d’arriver à Rouen.

 

   Mercredi 13 décembre, l’armée bourguignonne, venant au secours de Chappes assiégée par Barbazan, est battue aux alentours de Troyes.

 

   Mercredi 20 décembre, Jehanne, arrivée à Rouen, est détenue au château de Bouvreuil.

 

   Lundi 25 décembre, Noël, Jehanne demande de se confesser, assister à la messe et de communier. Cauchon refuse.

 

   Dimanche 31 décembre, Jehanne réitère sa demande de confession, de messe et de communion. Warwick lui répond qu’il n’y a pas de messe pour les filles de mauvaise vie.